Blender, autrefois perçu comme un outil de hobbyiste, s'est imposé en quelques années comme un logiciel professionnel à part entière. Studio LWCP a fait le pari d'intégrer Blender dans son pipeline de production — voici un bilan honnête après deux ans d'utilisation intensive.

De l'outil libre au standard de l'industrie

La version 2.80 de Blender, sortie en 2019, a marqué un tournant décisif. Interface repensée, moteur de rendu Cycles amélioré, Eevee pour le rendu temps réel : soudain, Blender n'avait plus à rougir face à ses concurrents propriétaires. Les versions suivantes ont accéléré cette tendance avec des outils de sculpting rivalisant avec ZBrush, un système de nœuds géométriques (Geometry Nodes) équivalant à certaines fonctionnalités de Houdini, et une communauté d'extensions florissante.

Blender en production pro : retour d'expérience LWCP

Notre retour après deux ans d'intégration

Nous avons commencé par intégrer Blender pour les tâches de modélisation organique et de retopologie, puis l'avons progressivement étendu à l'animation et au rendu. Les artistes ont apprécié la rapidité de Cycles X (jusqu'à 8x plus rapide que son prédécesseur) et la flexibilité des Geometry Nodes pour créer des assets procéduraux réutilisables.

"Blender nous a permis de diversifier notre pipeline et de donner à nos artistes plus d'autonomie sur leur outil de travail. C'est une addition, pas un remplacement."

— Directeur technique, Studio LWCP

Les points d'attention : la gestion des scènes très lourdes (>100M polygones) reste moins performante que Maya, et l'interopérabilité avec certains outils propriétaires nécessite des scripts de conversion. Mais pour 80 % de nos cas d'usage, Blender fait le travail parfaitement et gratuitement.

Tags : PipelineStudio LWCP3D
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